24/10/2011

Le reining ou la danse du cheval avec son cavalier

 


Le reining : une discipline méconnue en France. Des démonstrations étaient proposées hier soir au Parc expositions de Caen, à l'issue du jumping.
Le reining : une discipline méconnue en France. Des démonstrations étaient proposées hier soir au Parc expositions de Caen, à l'issue du jumping. © Stéphane Geufroi
Discipline méconnue en France, le reining était à l'honneur, dimanche soir, au Jumping international de Caen. Sur un parcours imposé, le couple cavalier-cheval doit effectuer une série de figures.

Laura Duponchel, Grégory Legrand et Franck Perret. Leurs noms ne vous disent sans doute rien et pourtant ces trois cavaliers composent l'équipe de France de reining. Guy Duponchel, le sélectionneur, explique : « Le reining trouve son origine dans les ranchs américains lorsqu'il fallait rendre le cheval docile pour le travail. » Le reining est par la suite devenu une équitation de loisir, puis un sport. La première compétition de reining « a été organisée en 1966 dans l'Ohio », poursuit le sélectionneur. Depuis l'an 2000, ce sport est reconnu par la Fédération d'équitation internationale.

Franck Perret explique en quoi consiste le reining : « Une fois en selle, je tiens les rênes d'une main et je fais faire des figures au cheval (tour sur lui-même, marche arrière...). Je le guide avec le moins d'aides possibles, ce doit être fluide. Il faut être en harmonie. » En France, on ne compte que 2 000 cavaliers qui pratiquent cette discipline, l'une des plus exigeantes de l'équitation de type western. Pour composer son équipe, Guy Duponchel n'a le choix qu'entre « 100 professionnels ».

Les chevaux les plus rapides du monde

Les Quarter Horses sont les chevaux utilisés pour la pratique de ce sport. Ils coûtent chacun environ 100 000 €. Guy Duponchel dit qu'ils sont « prédisposés » à réaliser des figures. « Ils sont de taille modeste, très puissants et agiles. Sur 400 m, ce sont les chevaux les plus rapides du monde. »

Laura Duponchel a choisi le reining car « mon père en faisait ». Même chose pour Grégory Legrand qui avait « un père passionné de western ». Il ajoute : « J'ai commencé vers 12-13 ans à travailler avec des professionnels. À 17 ans j'en ai fait mon métier. » Comme Laura ou Franck, il forme aujourd'hui des jeunes à cette discipline. En tous les cas, tous espèrent être là en 2014 : le reining sera présent aux Jeux équestres mondiaux à Caen.

 Adrien PLANCHON.  Ouest-France  

 
 

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